
En pleine période de pénurie d’eau, les cours d’eau de Mudusa subissent de plein fouet la pression humaine. Dégradés et obstrués, ils deviennent impropres à l’usage et menacent directement l’agriculture, la santé et l’avenir du milieu. La Nouvelle Dynamique de la société civile à Mudusa NDCI alerte sur le fait et appelle à un sursaut collectif.
A. Mudusa, la saison sèche ne laisse pas le choix. Ce sont les rivières qui tiennent le milieu debout. Elles arrosent les champs, elles lavent, elles abreuvent. Elles font vivre.
Mais aujourd’hui, cette ressource vitale est en train de se dégrader sous nos yeux. Au lieu de couler limpides, plusieurs cours d’eau charrient boue, déchets et impuretés. Le geste de quelques-uns met en danger la vie de tous.
Selon Elvis Cirimwami, président de cette structure, la cause est double. D’un côté, des activités menées au bord de l’eau sans aucune précaution laissent la terre glisser directement dans le lit des rivières. De l’autre, l’habitude de jeter n’importe quoi dans l’eau transforme peu à peu les cours d’eau en dépotoirs.
À la même source d’ajouter que si rien n’est fait, l’eau qui donne la vie aujourd’hui deviendra la source de maladies et de pauvreté demain. Les rivières engorgées s’assèchent plus vite et débordent plus fort à la pluie, détruisant champs et habitations. “Protéger l’eau, c’est protéger l’avenir” a indiqué Elvis Cirimwami.
Face à cette situation, la société civile locale appelle à un changement de comportement immédiat. Elle demande à la population, de cesser de considérer la rivière comme une poubelle et de regrouper les déchets en attendant leur collecte ainsi qu’aux propriétaires riverains, de préserver une bande de protection le long des berges, car ce que l’on détruit aujourd’hui nourrira nos champs demain.
Aux autorités compétentes, la NDCI sollicite un accompagnement concret ; sensibilisation de masse, contrôle des activités au bord des cours d’eau, et appui pour le curage et le reboisement afin de redonner vie aux berges.
“L’eau d’aujourd’hui est la récolte de demain. Protégeons nos rivières pour protéger Mudusa”, martèle le président de la structure.
À Mudusa, l’urgence n’est plus de débattre. Elle est d’agir. Car sans eau propre, il n’y a ni santé, ni agriculture, ni avenir.
Redaction: Angeline Kasongo







